Histoire

Histoire de Neulliac

Aux origines de Neulliac

Le nom de la commune de Neulliac, « Neulieg » en breton, a évolué au cours du temps. Son origine serait gallo-romaine et signifie « terres nouvellement défrichées ». D'ailleurs, durant des siècles, la principale activité des habitants de Neulliac était basée sur l'agriculture.

Dès le début du Moyen Âge, des Bretons, chassés par les Germains, ont quitté la Grande Bretagne et se sont repliés en Armorique. Les nouveaux arrivants ont apporté aux rares habitants de la contrée leurs traditions, leur langue et leur religion chrétienne. Leur influence marquera profondément et définitivement la région.

On pense que l'organisation d'une paroisse à Neulliac s'est probablement effectuée entre le VIIIè et le IXè siècle. À l'origine, son territoire était alors beaucoup plus vaste qu'aujourd'hui, 8 400 hectares environ.

Les territoires de Neulliac et de ses trèves de Kergrist et d'Hémonstoir se trouvaient dans la vicomté de Rohan vers 1116 puis ils faisaient partie du duché de Rohan de 1603 à 1790 tout en dépendant de la châtellenie de Pontivy et de la sénéchaussée de Ploërmel. Les seigneurs de Rohan ont levé des impôts à Neulliac durant près de sept siècles.

La création de la municipalité a eu lieu suite à la Révolution par une loi du 14 décembre 1789. En janvier 1790, la paroisse de Neulliac est érigée en une commune comptant environ 1 100 habitants, rattachée au canton de Pontivy au sein du département du Morbihan. Sa superficie est au fil du temps amputée de ses trèves d'Hémonstoir et de Kergrist, de sa partie sud rattachée à Pontivy et d'une petite partie rattachée à Saint-Gérand la réduisant ainsi à 3 099 hectares.

Neulliac aujourd'hui

La commune s'étend sur 3 099 hectares et compte près de 1500 habitants. Elle est située au nord de la ville de Pontivy et en limite des Côtes d'Armor. Le Blavet borde le territoire de la commune sur tout son côté ouest et nous dirige vers le lac de Guerlédan. Sur le côté est, c'est le canal de Nantes à Brest qui nous sépare de Saint-Gérand et Noyal-Pontivy. Beaucoup de randonneurs français et étrangers empruntent à pied ou à vélo les chemins de halage tout au long de l'année. Neulliac est avant tout un territoire rural avec une trentaine d'exploitations agricoles en activité. La plupart est en production végétale avec notamment la pomme de terre qui a fait la réputation de la commune. Elle compte aussi plusieurs artisans et autoentrepreneurs. Elle possède 3 kms de canaux navigables dont une partie des célèbres étangs d'alimentation du Roz. Le bourg est situé à 7 kms au nord de Pontivy et à 7 kms au sud de Mur de Bretagne. Elle fait partie du canton de Gourin et est rattachée à la Communauté de Communes de Pontivy.

Le blason de Neulliac

Description héraldique

Parti : au 1er de gueules à la clé d'argent à dextre et à l'épée basse d'or à senestre, au 2 ème d'argent à trois mouchetures d'hermine de sable ; le tout (3) sommé d'un chef de sinople chargé d'une ancre marine versée d'or accostée de deux pommes de pin du même, le pédoncule en bas.

Histoire du blason

Les pommes de pins d'or figuraient dans le blason des « Brandonnier », anciens seigneurs de Neulliac. Les hermines représentent la Bretagne.

La clef et l'épée sont les symboles des saints patrons de la commune, Saint Pierre et Saint Paul. L'ancre renversée symbolise les rivières.

Une vedette, la Mère Denis

Jeanne Le Calvé, dite la Mère Denis

Née le 9 novembre 1893 à Neulliac, Jeanne Marie Le Calvé est le sixième enfant de Denis Mathurin Le Calvé et de Marie Mathurine Rioux, paysans dans le Morbihan ; Jeanne travaille à la ferme à partir de ses 11 ans.

À 17 ans, elle se marie avec Yves Marie Denis, employé de la Compagnie des chemins de fer ; le couple s'installe au Buat, à « la Barbière », dans la Manche en Normandie. Jeanne Denis travaille pendant vingt-sept ans comme garde-barrière sur la ligne de Carentan à Carteret. De ses cinq enfants, elle en perd deux puis divorce de son mari et quitte son emploi. De 1944 à 1963, elle est lavandière sur un lavoir de la Gerfleur à Barneville-sur-Mer où elle demeure au « Tôt ».

Elle devient l'emblème de la marque Vedette et tourne huit films publicitaires entre 1972 et 1980 qui feront d'elle La Mère Denis, figure emblématique de la publicité.

Jeanne Denis est morte le 17 janvier 1989 (à 95 ans) à 12 h 45, au 9 de la rue de Brossard à Pont-l'Évêque. Elle repose au cimetière de Saint-Hymer.